Ressortie Un Américain à Paris : 5 choses que vous ignorez peut-être sur le chef-d’oeuvre de Minnelli

À l’occasion de la ressortie en salles d’Un Américain à Paris en version restaurée, redécouvrez en cinq anecdotes le chef-d’oeuvre musical de Vincente Minnelli, avec les mythiques Gene Kelly et Leslie Caron.

De Vincente Minnelli avec Gene Kelly, Leslie Caron, Oscar Levant

Un jeune peintre américain vivant à Paris séduit une femme riche qui, amoureuse de lui, prend en main sa carrière. Mais lui n’a d’yeux que pour une jeune danseuse qui doit épouser son meilleur ami. Il parcourt les quartiers de Paris à sa recherche, retrouvant dans des tableaux inspirés des maîtres impressionnistes la trace de sa bien-aimée…

1. La scène de tous les records

La scène finale, un ballet de 17 minutes qui ne comporte ni parole ni chanson, figure parmi les scènes de danse ininterrompues les plus longues de toute l’histoire d’Hollywood. Elle a nécessité un mois entier de tournage et coûté un million de dollars, une somme colossale pour l’époque et près de la moitié du budget total du film.

2. Une nouvelle recrue nommée Leslie Caron

Née en France en 1931 de père français et de mère américaine, Leslie Caron est découverte par Gene Kelly lorsqu’il assiste à un ballet où elle danse. Il la fait aussitôt engager pour Un Américain à Paris et la jeune femme devient une star dès son premier rôle, à 20 ans. Par la suite, elle tournera deux autres films avec Vincente Minnelli : Histoire de trois amours (1953) et Gigi, l’un de ses plus gros succès (1958). Cyd Charisse avait été pressentie pour tenir le rôle de Lise Bouvier, mais y a renoncé après être tombée enceinte. C’est Chantons sous la pluie, en 1952, qui la fera passer au rang de star internationale.

3. Un Américain… en Californie

Malgré ce que son titre laisse supposer, Un Américain à Paris n’a pas été tourné dans la capitale française, mais dans les studios de la MGM, en Californie. Les producteurs invoquèrent des difficultés à obtenir les accords autorisant des prises de vue en France. Au final, seuls deux plans présentant la ville ont été tournés à Paris.

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4. L’inspiration impressionniste

Ayant été dessinateur et décorateur, Vincente Minnelli attachait une attention particulière aux décors de ses films. Pour Un Américain à Paris, il s’est inspiré des toiles de peintres impressionistes comme Lautrec, Degas, Dufy et Utrillo. Cette entreprise a mobilisé pas moins de cinq personnes. Le célèbre chef décorateur Gene Grant a réalisé les peintures que Gene Kelly est censé crééer, E. Preston Ames et Cedric Gibbons se sont occupés de la direction artistique des séquences musicales, tandis que Edwin B. Willis et F. Keogh Gleason ont eu en charge les décors des autres scènes.

5. Arthur Freed, le boss des comédies musicales

En prenant sous contrat des artistes comme Fred Astaire, Gene Kelly, Stanley Donen, Cyd Charisse ou encore Leslie Caron, les studios de la Metro-Goldwyn Mayer ont dominé le genre de la comédie musicale de la fin des années trente à la fin des années 50 : le temps d’un véritable âge d’or à Hollywood. Cette politique fructeuse est surtout due au producteur, compositeur et parolier Arthur Freed, nommé à la tête du département de Production des comédies musicales en 1939. Il a soutenu quatorze films de Vincente Minnelli dont Le Pirate (1948), Brigadoon (1954), Un Américain à Paris et Gigi (1958). Les films qu’il a produits ont au total remporté 21 Oscars.

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