Prédispositions génétiques à l'obésité : L'activité physique réduit les risques !

L’obésité, même si elle est favorisée par la malbouffe et la sédentarité, est avant tout d’origine génétique, héréditaire. Cependant cette prédisposition n’est pas inéluctable : une étude britannique récente a en effet démontré que l’activité physique pourrait réduire de 40 % le risque de devenir obèse chez les personnes génétiquement prédisposées !

Bien que l’origine génétique de la propension à devenir obèse ait été bien établie, aucune étude ne s’était encore penchée sur l’influence de la qualité de vie (activité physique,

alimentation, etc.) sur cette prédisposition à l’

obésité. C’est pourquoi l’équipe de Shengwu Li, de l’université de Cambridge (Royaume-Uni) s’est attachée à étudier l’influence de l’activité physique.
Les chercheurs ont tout d’abord scruté le profil génétique des habitants de la région de Norfolk, en Grande-Bretagne (recrutées pour l’étude EPIC, pour European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition, sur les relations entre nutrition,

tabagisme, activité physique et cancer). Cela leur a permis de sélectionner 20 430 personnes chez qui 12 gènes spécifiques associés à un

indice de masse corporelle (IMC) et à un risque d’obésité plus élevés étaient présents. Les patients ont été ensuite suivis durant 3,6 ans.Un questionnaire auto-administré sur leur activité physique leur a été adressé, ce qui a permis aux chercheurs de les séparer en quatre groupes : actifs (1 h ou plus), moyennement actifs (30 minutes à 1 h), peu actifs (moins de 30 minutes) et sédentaires (aucune activité).
Puis, ils ont croisé toutes les données et d’après leurs analyses, les plus actifs physiquement affichaient un IMC 36 % moins élevé que les sédentaires ! Les auteurs ont déterminé que chaque gène prédisposant à l’obésité était associé à une prise de poids de 592 g chez les personnes sédentaires, contre 379 g chez les plus actives.
Par ailleurs, chez les personnes ayant le plus de gènes prédisposant à l’obésité, le risque de devenir obèse était multiplié par 1,7 chez les sédentaires, comparativement à 1,2 chez les plus actifs.
En résumé, d’après les chercheurs, l’activité physique pourrait réduire de 40 % le risque de devenir obèse chez les personnes génétiquement prédisposées à le devenir !“Si la totalité de la population a tout intérêt à augmenter le niveau d’activité physique, ce bénéfice serait tout particulièrement intéressant pour les personnes prédisposées génétiquement à l’obésité par rapport à ceux qui ne le sont pas“, concluent les auteurs. Ils ajoutent que “cette étude remet en cause le déterminisme selon lequel on ne pourrait rien faire pour les personnes prédisposées génétiquement à l’obésité. Au contraire, nous avons montré que même les personnes génétiquement prédisposées pourraient tirer de grands bénéfices à adopter un mode de vie sain“.Emeline DufourSource : “Physical Activity Attenuates the Genetic Predisposition to Obesity in 20,000 Men and Women from EPIC-Norfolk Prospective Population Study“, Li S, Zhao JH, Luan J etc collab. PLoS Medicine, août 2010 (

étude disponible en ligne).Click Here: New Zealand rugby store

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