Going To Brazil : “Un film inclassable, un OVNI, dans le bon sens du terme !”

Rencontre avec les quatre drôles de dames de “Going To Brazil”, nouveau film de Patrick Mille, à l’affiche ce mercredi : Vanessa Guide, Alison Wheeler, Margot Bancilhon et Philippe Stindel.

Pouvez-vous me raconter cette aventure de tournage ?

Margot Bancilhon (Chloé) : C’était très très fort. D’une part, parce que j’avais fini Five [d’Igor Gostesman avec Pierre Niney et François Civil] une semaine avant et j’enchainais pour deux mois au Brésil pour ce film de Patrick Mille. Donc c’était fort parce que intense. Et d’autre part, c’est un dépaysement total. Tu es loin de ta famille, de tes amis, et du coup tu crées une unité très forte. On a eu la chance de très bien s’entendre avec les comédiennes, de créer un vrai groupe solidaire. Et puis le Brésil, tu es vraiment pris dans l’énergie du pays. Il faut y être pour le sentir quoi ! 

Vanessa Guide (Katia) : Personne n’a couché avec personne, c’est important de le signaler !

Alison Wheeler (Agathe) : La première personne qui le dit à quelque chose à cacher ! (rires)

V.G. : Pas du tout, alors là ! (rires)

Ce qui se passe au Brésil reste au Brésil !

A.W. : C’est sûr que c’était exotique pour 4 petites parisiennes qui aiment leur petit confort de se retrouver à Rio comme ça. Ne pas parler la langue… Il n’y en avait pas une de nous qui savait gérer ! Si, Vanessa avait appris 3-4 mots avant pour son rôle, donc elle avait toujours ces quelques mots qui tournaient en boucle.

V.G.: (elle parle en portugais) Ce qui veut dire “Il y a un diamant”, ce qui ne sert pas beaucoup dans la vie de tous les jours !

A.W. : Sinon, il y avait beaucoup de moustiques pour Philippine [Stindel] qui les déteste ! Les moustiques là bas sont deux fois plus féroces qu’ici. Ca fait des boutons énormes et tu as interdiction de te gratter, sinon ça fait une bosse gigantesque !

V.G. : Mais sinon ce sont des paysages magnifiques. On arrive sur des décors incroyables tous les jours, on en prend plein les yeux tous les jours. Nous nous sommes rendues dans de vraies favelas, où nous avons rencontré des gamins hyper attachants, des danseurs de folie. Ce sont des choses uniques qu’on ne verra qu’une fois dans notre vie. On a appris à tirer aussi ! Il y avait plein de challenges très amusant !

C’est un film qui mélange plein de genres différents dans la comédie. Il y a de nombreuses références…

V.G. : Il y a de la comédie, de l’action, de l’aventure. Il y a un côté western.

A.W. : Dans la thématique, c’est proche des films ricains, Very Bad Trip… Il y a du Thelma et Louise, avec de vrais moments d’émotion. Mais dans le traitement, c’est plus français. A l’inverse des films américains, on vit un vrai drame. Ce sont les personnages qui sont drôles.

M.B. : On peut parler de Very Bad Trip, on peut parler de Thelma & Louise, on peut parler de Spring Breakers. Je trouve que c’est un film qui a plein de couleurs, dans une comédie déjantée, et il y a plein de sous-genres. On va aller piocher dans le western moderne, dans de la comédie complètement burlesque. Patrick Mille avait beaucoup de références en tête. Je trouve que le film de Patrick est inclassable. C’est un peu un OVNI, dans le bon sens du terme. En tant que spectatrice, je serai ravie de découvrir ça. 

Est ce que vous êtes fan justement des films comme Very Bad Trip, qui est une référence qui revient souvent ?

(à l’unisson) Oui !

V.G. : Complètement. Et c’est très rare en France de recevoir un scénario comme ça, qui se rapproche du genre de films qu’on a envie de voir. En lisant le scénario, je me suis dit que ce serait le genre de films que j’aimerais voir au cinéma.

A.W. : C’est rare qu’il y ait quatre personnages féminins principaux forts sans cette problématique unique de trouver l’homme de leur vie ! C’est un truc qui revient tellement dans les films. Oui, mais ce n’est pas notre quête principale et ça c’est moderne, et même assez différent du cinéma américain qui véhicule beaucoup ce schéma, donc c’est cool de porter ça à quatre.

V.G. : Oui, leur but, c’est de sauver leur peau quoi !

Quel est votre souvenir de tournage le plus drôle, le plus fou ?

V.G. : Nous, il y a des choses qui nous font énormément rire car ça nous rappelle des anecdotes de tournage. Par exemple à un moment, il y a un bœuf qui passe en plein milieu de la route, ce qui a priori n’est pas très drôle, mais nous ça nous fait rire, car ça nous rappelle le plus gros fou rire du tournage. Patrick a fini par un tout petit peu s’énerver car on ne pouvait plus faire la scène. On devait juste être en plan fixe, balayer du regard de gauche à droite, avec un assistant qui passait en faisant des cornes de bœuf et on en pouvait plus ! Ca fait un peu private joke mais nous on a une double lecture du film (rires).

A.W. : C’est difficile car on est sous tension tout le temps dans le film. Mais il y a truc quand tous les jours, tu joues la tension, ton corps, tes nerfs craquent un peu, pour rien ! Une braguette pas fermée… Tu sais que ce n’est pas drôle, sauf que tu es fatiguée de jouer la tristesse. Tu es jet-laguée, ta famille te manque…

M. B. : Moi, c’est quand on a tourné dans les favelas. Il y avait de la musique à fond pour une scène, que des danseurs brésiliens de dingue. On y a tourné une journée.

Portrait d’une jeune actrice : Vanessa Guide

Portrait d'une jeune actrice : Vanessa Guide

 

Click Here: Golf special

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *